Montauban - Lafrançaise

102 km – 2h40 – 38,2 km/h – 1066m D+

Romain Malbreil

Dimanche 11 mars, c’était la classique Montauban-Lafrançaise, une des plus belles courses de la région. Au départ 190 coureurs, de toutes la région Occitanie. Cette course me tient énormément à cœur, le départ étant dans ma ville natale, toute ma famille est présente et je n’ai qu’une envie, c’est de bien faire. Toute l’équipe se donne donc rendez-vous au barnum du club, où partenaires, sympathisants, parents sont présent. Le briefing de notre DS Simon étant terminé où l’on aborde les points clé de la course, le vent, le parcours et bien évidemment les coureurs à marquer. C’est bien évidemment stressé que je me présente sur la ligne de départ, heureusement il y a un grand soleil et il fait 17°C.

          Début de course

14h, c’est parti le départ fictif est donné, les coureurs de l’équipe sont aux avants postes bien placés, il y a de nombreuses attaques et nous sommes toujours représenté, personnellement, je me contente de suivre les vagues. La partie en ligne de 20km est très rapide et c’est finalement trois coureur avec Thomas Cabanel qui se présente au pied de la côte de Lafrançaise avec une trentaine de secondes d’avance. Derrière, c’est Blagnac qui roule et la bosse se monte très vite, au sommet les costauds attaques. Dans la descente, très rapide un groupe de 15 prends le large et je ne suis pas au mieux, le peloton est très étiré ça roule fort, à la suite d’un gros effort ça rentre sur la tête et c’est le bon moment pour contrer.

          La bonne échappée

L’échappé se dessine donc, 6 coureurs sortent, je prends la roue de Guillaume Loubeau, et je rentre donc sur les 6 hommes. On se retrouve à 9, on s’entend bien, je me retourne l’écart se creuse, l’échappée est partit maintenant va falloir tout donner. On est donc sorti au kilomètre 22, il nous reste 80km de course. On arrive au pied de la première difficulté du circuit, la côte de Labarthe, l’ardoisier nous annonce 1’20 plus de doute nous sommes partit pour une longue échappée, nous avons pris beaucoup de temps en seulement 10km. Nous montons donc cette première côte au train, sur un rythme soutenu sans attaque afin de rester tous ensemble. Derrière l’équipe fait un gros travail, et l’écart ne cesse d’augmenter 2’30 au km 40, puis 3’30 au km 55, on arrive donc au pied de l’ultime côte du circuit, celle de Lafrançaise où l’on repassera au tour d’après pour l’arrivée. Le coureur canadien de l’équipe de Culture Vélo décide de partir seul, il reste alors 40km et nous entamons le second tour à 8 avec 15 seconde de retard sur le Canadien et toujours 3’30 d’avance sur le peloton.

Suite à l’attaque du Canadien, le second coureur de Culture vélo ne roule plus, l’échappé ne s’entend plus vraiment, on se regarde, certains ne passe plus s’est assez compliqué. Le contre des favoris revient légèrement sur nous. Ben Katterberg conserve toujours ses 15 – 20 secondes d’avance sur notre groupe, jusqu’au pied de l’avant-dernière bosse du circuit la côte de Piquecos. Ça monte vite, le groupe explose, l’anglais de la Culture Vélo décide d’en remettre, nous sommes plus que 5, Alex Molin Pradel de Rodez, Ben Katterberg et Harry Thompson de Culture Vélo, Corentin Bertrand de Blagnac et moi. Il reste 10 kilomètres.

          La fin de course

On se retrouve donc à 5 pour effectuer les 10 derniers kilomètre, vent de face jusqu’à l’arrivé ça roule par a coups et on se regarde. À 5 kilomètres de l’arrivée l’Anglais Harry Thompson décide d’attaquer, je saute dans la roue on se retrouve à 2 avec 10 secondes d’avance. On donne tout le vent de face ne nous facilite pas la tâche. Nous arrivons dans l’ultime côte avec un écart toujours très minces sur le contre de 3 coureurs. Au sommet de cette côte, il reste alors 1km5 et je décide de tenter, je sors seul, malheureusement le vent aura eu raison de moi et je me fais reprendre à 600-700 mètre de la ligne. C’est donc au sprint que se déroulera l’arrivé. Corentin Bertrand lance son sprint, j’essaye de prendre la roue et je finis comme je peux pour obtenir une belle 3e place.

Déçue, la gagne n’était pas loin… Satisfait il y a peu jamais j’aurai cru réussir ce résultat.

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